Mixité des instances dirigeantes : « Tant que les viviers opérationnels resteront déséquilibrés, l'accès au sommet le sera aussi »
Les quotas ont réussi à faire entrer les femmes dans les conseils d'administration. Mais les portes des comités exécutifs leur sont encore trop souvent fermées, déplore Denis Terrien, de l'Institut Français des Administrateurs.
La France peut se prévaloir d'un succès indéniable : en quinze ans, la mixité des conseils d'administration est devenue une réalité structurante de notre gouvernance. Avec 46 % de femmes au sein des conseils du SBF 120 et 46,4 % dans le CAC 40 en 2026, notre pays demeure en tête en Europe. La loi Copé-Zimmermann a produit ses effets : la parité n'est plus un objectif, mais un acquis. Pourtant, ce succès ne doit pas masquer l'essentiel. Le baromètre IFA - Ethics & Boards 2026 met en lumière un déplacement du plafond de verre : il ne se situe plus à l'entrée des conseils, mais au sommet du pouvoir. Les femmes ne représentent que 13,3 % des présidentes de conseil dans le SBF 120 et 5 % dans le CAC 40. Du côté exécutif, elles sont 10 % à occuper les fonctions de directrice générale. Si la mixité est acquise dans la composition, elle reste incomplète dans l'exercice des responsabilités ultimes.
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