Quelle parité dans les conseils d'administration après la directive européenne ?
Aujourd'hui en moyenne en Europe, 35,6 % des administrateurs sont des femmes, mais il existe de grandes différences entre les Etats. La directive devrait avoir un effet massif dans une quinzaine de pays d'ici à 2026.
Dans dix mois au plus tard, toutes les grandes entreprises cotées en Europe auront plus de femmes au poste d'administrateur. Le délai de transposition de la directive européenne du 23 novembre 2022 sur la place des femmes dans les conseils a expiré le 28 décembre dernier. Avant fin juin 2026, les entreprises devront avoir atteint les objectifs suivants : au moins 40 % des postes d'administrateurs non exécutifs (non dirigeants) occupés par des membres du sexe sous-représenté, ou au moins 33 % de l'ensemble des postes d'administrateurs (exécutifs et non exécutifs) occupés par le sexe sous-représenté. Cela concernera les entreprises cotées employant plus de 250 salariés et réalisant un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros ou disposant d'un total de bilan de 43 millions d'euros.Aujourd'hui, en moyenne, en Europe, 35,6 % des administrateurs sont des femmes, mais il existe de grandes différences entre les différents Etats. Dans l'Hexagone, la directive ne devrait pas changer la face des conseils. La France a été pionnière en matière de recherche de la parité dans les conseils, grâce à la loi Copé-Zimmermann de 2011 qui a manifestement inspiré la directive européenne. Elle est aujourd'hui championne du monde de la féminisation dans ces instances (avec un taux de 47,5 %), devant l'Islande (44,9 %), et aussi loin devant les Etats-Unis (35 %).
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